Combien rapporte un meublé de tourisme ? La question revient dans tous les salons, et les réponses qu'on entend sont souvent des chiffres de brochure. Nous avons demandé à trois propriétaires de nous montrer leurs relevés.
La haute saison ne fait pas l'année
De janvier à avril, la demande explose. Un deux-pièces bien placé à Sainte-Anne se loue alors sans effort. Le reste de l'année, il faut travailler : c'est là que se joue la différence entre un logement qui tourne et un logement qui dort.
- Haute saison : taux d'occupation entre 75 % et 90 %
- Intersaison : 40 % à 55 %, à condition de baisser un peu le prix
- Carême : 25 % à 40 % pour qui ne vise que la location courte
Ce qui part en charges
Le ménage, la blanchisserie, l'eau et l'électricité, la taxe de séjour collectée pour le compte de la commune, les commissions des plateformes, et — celui qu'on oublie toujours — le renouvellement du mobilier.
« La première année, j'ai cru que j'avais gagné. La deuxième, j'ai changé deux matelas et refait la peinture : j'ai compris. »
Ce qu'il faut retenir
Un meublé de tourisme n'est pas un placement passif. C'est une petite entreprise, avec une saisonnalité forte et des charges qui ne dorment jamais. Mais menée sérieusement, elle rapporte — et elle fait vivre un territoire.
Si vous voulez comparer avec d'autres logements, regardez du côté de nos hébergements en Guadeloupe.
